Les soldats "NMPLF"

La mention « Mort pour la France »

Créée par la loi du 2 juillet 1915, la mention "Mort pour la France" honore la mémoire des victimes de guerre.

Les dispositions initiales applicables à compter du 2 août 1914 ont été adaptées pour tenir compte des victimes spécifiques aux conflits ultérieurs. Ces textes sont aujourd'hui codifiés aux articles L. 488 et suivants du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre (PMIVG) et L.4123-4 du code de la défense en ce qui concerne les militaires décédés lors d'opérations extérieures (OPEX).

La mention "Mort pour la France" est attribuée dès lors que la preuve est rapportée que le décès est imputable à un fait de guerre, que ce décès soit survenu pendant le conflit ou ultérieurement.

Pensionnés de guerre décédés après renvoi dans leurs foyers :

Aucune forclusion n'étant applicable, des demandes d'attribution en faveur des pensionnés décédés dans leurs foyers peuvent être formulées dès lors que le service historique de la défense précité ne conserve pas la trace d'une demande antérieure. Il appartient au requérant d'apporter les éléments d'information nécessaires à l'examen du dossier : acte de décès, fiche matricule détenue par les archives départementales, justificatifs du versement de pension et des circonstances du décès conservés dans les archives familiales. Les demandes peuvent être formulées sur papier libre ou à l'aide du formulaire joint.

 

Les soldats du carré décédés à Bolbec "Non morts pour la France"

(non inscrits sur le livre d'or)

 

1 - Réformés

Pendant la guerre

F14   CAUCHOIS Robert : Réformé n° 2 le 5 janvier 1915 pour tuberculose pulmonaire. Décédé à son domicile le 18 août 1915

C12   LEROY Alphonse : Réformé n°1 le 30 décembre 1916. Mort d’une « maladie aggravée en service ». Décédé à son domicile le 4 octobre 1918 (Inscription sur le monument aux morts )

F15   BENARD Henri : Réformé n°1 le 13 janvier 1919 pour tuberculose pulmonaire. Décédé à son domicile le 3 juin 1920 (Inscription sur le monument aux morts)

C09   LE BARON Pascal : Réformé n° 1 le 20 juillet 1919 pour tuberculose pulmonaire. Décédé à son domicile le 14 juin 1921

C02   VARIN Ernest : Réformé n°1 le 18 juin 1919 - Décédé de tuberculose pulmonaire à son domicile le 26 décembre 1922. Seul le certificat de décès délivré par le médecin de famille déclare : « …Cette maladie a été contractée aux armées ».

C13   PRUNIER Georges : Réformé temporairement n° 2  le 2 juin 1917. Décédé à son domicile le 15 juillet 1924         

Après le 24 octobre 1919

A09   MIUS Louis : Mis en congé illimité le 8 août 1919. Réformé le 17 décembre 1920. Décédé à l'Hôpital Fauquet le 28 avril 1921 (Inscription sur le monument aux morts)

C08   LAMBERT Alfred : Réformé définitivement le (?). Décédé à son domicile le 2 juin 1921

F01   GAILLON Eugène : Mis en congé illimité le 2 avril 1919. Réformé le 12 janvier 1922 pour tuberculose pulmonaire - Décédé de tuberculose pulmonaire à son domicile le 7 avril 1923. Seul le certificat de décès délivré par le médecin de famille déclare : « …suites de maladie contractée au front ».

 

2 - Malades

F03   ALLEAUME Henri. Décédé le 13 août 1915 à l’hôpital Fauquet d’une « maladie aggravée en service »   

F08   GUEGAN Jean-Marie décédé le 31 janvier 1918 d’une « maladie aggravée en service » (neurasthénie)    

C12   LEROY Alphonse : Mort d’une « maladie aggravée en service ». Décédé à son domicile le 4 octobre 1918 (Inscription sur le monument aux morts)

Il convient de noter que le droit à la mention "Mort pour la France" est restreint [1] aux seuls décès en relation directe avec des infirmités imputables par preuve d'origine : blessures de guerre ou maladies contractées en service commandé en temps de guerre. Ce qui exclut les maladies constatées au cours du service et ayant bénéficié du régime de la présomption ou de l'aggravation [2].

[1] 1° et 2° de l'article L. 488 du code des PMIVG.

[2] Articles L. 2 et L. 3 du code des PMIVG.

En prenant l’exemple de la tuberculose :

« …La tuberculose se présente sous des aspects variés rendant le diagnostic difficile. Les médecins distinguent les tuberculeux “ouverts” ou “fermés”, “évolutifs” ou “latents”, les “tuberculeux latents” ou les “bronchites suspectes”. Les évolutifs et les latents sont déclarés aptes dans la majorité des cas. Mais 89 % des malades évolutifs peuvent également être déclarés aptes et donc séjourner plus ou moins longuement dans les tranchées puis dans les formations hospitalières de l’avant, sans isolement particulier, en y disséminant largement le bacille. Le professeur Landouzy dénonce : “Combien de cas d’inoculation aurait-on évités à l’armée si tant d’éclosions tuberculeuses n’étaient survenues chez d’anciens réformés ? Pareils mobilisés, sans avoir profité à la défense nationale, n’auront servi, par le réveil de leurs lésions pulmonaires, qu’à diffuser la tuberculose”.

Source : HISTOIRE DES SCIENCES MÉDICALES - TOME XLI - N° 4 – 2007 par Alain SÉGAL et Jean-Jacques FERRANDIS

 

3 - Décédé à l'hôpital FAUQUET à Bolbec (cause du décès inconnue)

E01   MANSOIS Raymond : Décédé le 17 novembre 1919 (Inscription sur le monument aux morts) 

A09   MIUS Louis : Mis en congé illimité le 8 août 1919. Réformé le 17 décembre 1920. Décédé le 28 avril 1921 (Inscription sur le monument aux morts) 

 

4 - Morts accidentelles

A03 HECQUET Edmond : Mort accidentellement le 11 décembre 1915. ( Inscription sur le monument aux morts et mention MPLF sur la sépulture)

F11   DEHAIS François : Mort accidentellement le 21 mai 1916. (Hôpital Fauquet - mention MPLF sur la sépulture) 

C10   PREVOST Henri : Mort accidentellement le 15 juillet 1919. (Inscription sur le monument aux morts)

 

5 - Décédés au domicile (cause du décès inconnue)

H07   LESTERLIN : Décédé le 14 novembre 1921 (mention MPLF sur la sépulture)

F16   DUFOUR Victor : Décédé le 16 mars 1924 

D01   JOUFFRET Jérôme : Décédé le 30 mars 1926 

D02   LAGNEL Edouard : Décédé le 26 novembre 1926

 

6 - Reconnu "MPLF" le 3 février 2015 

C07   BOUCHE Jules : Pris en charge pour les soins en tant que "gazé". Décédé à son domicile le 3 mars 1923.

Bouche mpf

 

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